La Fée Caséine

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La rue aux Flageards avec Arsène Lupin

rue aux flageardsReprenons notre visite de Senlis avec une de nos ruelles préférées de la ville.

Puisque nous vous avons quittés place Saint Pierre, il vous suffit de vous diriger vers la cathédrale et vous voilà dans la jolie rue aux Flageards.

Arsène, rue aux Flageards

Le film qui va nous guider aujourd’hui est Arsène Lupin, tourné en 2004 par Jean-Paul Salomé avec Romain Duris dans le rôle titre et les magnifiques Kristin Scott Thomas et Eva Green. Au casting, il y a aussi Pascal Greggory, Robin Renucci et un acteur que nous adorons même s’il se fait plutôt rare sur les écrans : Mathieu Carrière.

Dans cette scène (désolé pour l’enregistrement du son assez médiocre…), qui vous laisse entrevoir la fameuse rue aux Flageards on reconnait Pascal Greggory dans le rôle de Beaumagnan.

Les critiques n’ont pas été tendres avec cette production cinématographique accusée d’affadir considérablement les œuvres de Maurice Leblanc dont il s’inspire : « la comtesse de Cagliostro » et « l’aiguille creuse ». Il n’empêche que Senlis y est joliment mise en valeur.

La rue aux Flageards longe le rempart gallo-romain sur l’extérieur (une sorte de périph médiéval quoi…). C’est à dire que nous nous trouvons à l’extérieur du castrum (bourg fortifié) construit sur le point le plus élevé de la butte sur laquelle est bâtie la ville.

Quand vous la remontez à partir de la place Saint-Pierre, imaginez la vue splendide qu’ont les habitants des maisons qui se trouvent à votre droite sur l’ancien évêché et ses jardins ainsi que sur l’arrière de la Cathédrale ! Ça fait rêver…

Justement, arrêtons nous un instant sur l’ancien évêché.

Son implantation à cet endroit n’a pas changé depuis l’installation de l’évêché à Senlis. On en trouve trace dès le 12ème siècle.

La tour au premier plan s’appelle la « Tour des anges ». Elle a été intégrée au palais de l’évêché, dont vous voyez ici l’arrière (nous reviendrons sur la façade dans un futur article) au début du 16ème siècle. Elle fait en fait partie des 15 tours encore visibles (sur la trentaine d’origine) du rempart gallo romain qui entoure le castrum. L’évêque de l’époque a en effet voulu disposer d’un lieu de prière lui permettant d’éviter une chapelle desservie par un membre du chapitre avec lequel il était en conflit. Il a donc fait rehausser cette tour d’un petit oratoire.

La galerie Renaissance visible également sur la photo, a été construite début 17ème.

A la révolution (1791), le palais est réquisitionné pour y entreposer les biens saisis puis vendu comme bien national. En 1923, le palais est aménagé en tribunal. Il abrite depuis 1985 le musée d’art et d’archéologie qui vous réserve de merveilleuses surprises (nous y reviendrons également).

En remontant la rue, vous trouverez sur votre gauche devant le portail nord de la cathédrale, les vestiges d’une autre tour du rempart gallo-romain. Ceux ci sont surmontés d’un étage à colombages remplis de briques rouges. Il s’agit de l’ancienne bibliothèque du chapitre dont la base a semble-t-il  été construite entre 1390 et 1410, contrairement à ce qui est inscrit sur la plaque (1528).

La façade nord de la cathédrale est presque identique à celle du sud mais la décoration en est cependant un peu plus sobre. Au dessus du portail, vous verrez la Salamandre ainsi que le « F » de François 1er, en remerciement de sa générosité lors de la restauration de l’édifice et de la construction des façades du transept.

Encore quelques jolies maisons de part et d’autre de la rue, et nous voilà au bout de la rue aux Flageards.

Rendez-vous bientôt pour une prochaine ballade… 🙂

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